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Jean Rédélé, la 4CV, la Course (Saison 1953/1954)

En ce début d’année 53, Jean Rédélé est un homme comblé. Après avoir convolé en juste noce avec Michèle Escoffier, la fille du plus important concessionnaire Renault de la capitale, de retour de lune de miel, il ramène dans ses valises une toute nouvelle voiture dessinée par Michelotti la R.S.R.(cf notre article).

De plus le 20 janvier, il a rendez-vous avec son nouvel ami Pons pour participer au 12ème Rallye de Monté Carlo sur une 1063 flambant neuve (châssis44) que vient d’acquérir son compère. Cependant les esprits sont ailleurs

, sans doute dans la préparation de la 1065 (voir étude sur la s.c.v.s). Pour cette édition, Renault fait un retour officiel en force. Avec deux 1063 ’’usine’’ (châssis 68 et 70) mais aussi cinq ‘’1063 clients’’(châssis 22, 36, 38, 53 ainsi que la 44 de Pons/Rédélé portant le N°394) et toute une armada de ‘’privés’’ , le constructeur espère frapper un grand coup. Malgré des conditions météorologiques clémentes, pas moins d’une cinquantaine d’équipages abandonnent dans le parcours de liaison et 153 sont pénalisés. Dans la montée du col de Braus la 4cv n°394 perd un cylindre. Pour rattraper le temps perdu, la descente qui aboutit à  la ligne d’arrivée s’effectue le plus souvent en ‘’roulette’’ pour prendre plus de vitesse ! Une fois la ligne franchie, ils peuvent enfin chercher la cause de cette panne : simplement un fil de bougie débranché. Affaire réglée, malheureusement pour notre équipage cette réparation a été réalisée dans une zone interdite sous les yeux d’un commissaire ! Résultat : vingt points de pénalités supplémentaires et un très mauvais temps pour cette spéciale. Toute chance de bon classement s’évanouit, ils ne finiront que 250ème scratch. Alors que pour la Régie c’est un véritable festival. Les 4CV s’adjugent les huit premières places de leur catégorie et une 13ème place scratch pour Estager/Gillard qui devancent largement les Panhard et autres Fiat.

 


25 et 26 avril 1953

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Pons et Rédélé sur le podium de départ des Mille Milles

Les 25 et 26 avril, notre équipage se retrouve in extrémis au départ des Mille Milles à bord d’une 4cv immatriculée 744 AQ 75 (n°2229). Ils avaient rêvé d’une toute autre monture, malheureusement D.B. n’ayant pas su tenir les délais, la 1065 espérée est restée au fond du garage de Pons (cf article SCVS1ère partie). C’est à bord d’une 4CV (N°2229) qu’ils prennent  le départ. Immatriculée 744 AQ 75, il devrait s’agir de la 1063 (châssis 44) qui vient de participer au Monté Carlo. Cependant, à la même période, on retrouve en concomitance cette immatriculation sur 1065. De plus, lorsque l’on sait que seulement trois jours avant le départ pour les Mille Milles, la mécanique de 1065 est transférée, dans les ateliers de Pons, sur la 4CV qui va disputer les M.M., on peut raisonnablement s’interroger sur l’origine de cette dernière…d’autant plus qu’après cette course, on ne reverra plus la 1063 châssis 44 en compétition… Qu’à cela ne tienne, ils finiront 1er de la catégorie Sport de Série 750 et 51ème Scratch. Nous vous renvoyons à nos propos dans l’étude sur la S.C.V.S.

Et Jean Rédélé de se souvenir:
"...la voiture marchait très bien et était très agréable à conduire...dans les parties où la chaussée était légèrement en pente, la 4CV prenait 160-170km/h. C'était formidable. Il y avait Gignoux qui pilotait un tank D.B. Panhard. J'étais à 170 quand je l'ai dépassé dans une descente. Il a été effaré de voir une 4CV le doubler...".

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La 2229 franchit la ligne d'arrivée


Finalement l'équipage Pons/Rédélé va remporter pour la seconde fois consécutive, malgré quelques petits problèmes d'alimentation d'essence, la catégorie sport de série 750.’’


9 et 10 mai 1953


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La R.S.R. slalome entre les bottes de paille du Rallye de Dieppe


Les 9 et 10 mai Jean Rédélé engage pour la première fois sa toute nouvelle monture (ramenée du voyage de noces) au Rallye de Dieppe. Au cœur même de l’encrage normand de notre homme, R.S.R. va, en apportant à son pilote une victoire absolue chargée de symbole, conforter le choix du chemin qui devrait lui permettre de devenir un constructeur automobile.


14 et 15 juin 1953


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Départ des 24H: R1066 (n°54) semble poliment laisser le passage à la D.B. de Bonnet/Moynet (n°57)

Les 14 et 15 juin, sur le circuit de la Sarthe, la grande aventure est lancée pour Pons et Rédélé. Cette fois il s’agit de faire connaître à tous, dans la plus mythique épreuve automobile du monde, leurs ambitions. Nos deux hommes espèrent frapper un grand coup à bord de la barquette conçue par D.B. et étonnement affublée d’une nomenclature Renault : R1066. Association improbable d’un grand constructeur français de voiture de courses dont l’image et la technologie sont intimement liés à celle de Panhard, avec l’utilisation d’un groupe moto propulseur de 4CV à travers la S.C.V.S., sous le regard bien veillant de la Régie…Certes si l’aventure va s’arrêter après seulement 4 heures de course (une bielle vient de passer à travers le carter !), l’idée a déjà fait son chemin tant chez D.B. que chez Renault…


5 juillet 1953


Le 5 juillet, la plupart des protagonistes vont se retrouver aux 12 heures de Reims. Confirmation de leurs performances pour certains, revanche pour d’autres comme Pons et Rédélé qui engagent, pleins d’espoirs, 1066. Décidemment la 4ème heure de course va à nouveau être fatale. Cette fois c’est ‘’bêtement’’ la rupture du levier de vitesse qui oblige notre équipage à abdiquer.


28 juin 1953

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R.S.R. sur la grille de départ du circuit de Rouen

Sentiments sans doute mitigés pour Jean Rédélé après cette seconde et consécutive contre performance. D’un côté, le goût amer de l’échec qui va inexorablement entraîner l’abandon du projet S.C.V.S. où il s’est sans doute beaucoup investi par amitié. De l’autre, sentiment de libération pour pouvoir pousser plus en avant ses propres idées, en engageant R.S.R. à Rouen le 28 juin. Deuxième course, deuxième victoire absolue pour cette belle italienne au sang chaud !


26 juillet 1953


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R.S.R. en pleine action lors de la Coupe de Lisbonne

Un mois plus tard le 26 juillet, il l’engage aux Coupe de Lisbonne. Troisième sortie, troisième victoire de classe !!! L’euphorie peut être d’autant plus de mise que dans la manche finale, parti de la dernière position, Jean Rédélé va réussir à remonter un à un à tous ses adversaires pour finir juste derrière trois Porsche 1500cm3. Au passage, il remporte la classe 1300cm3 avec son petit coach de 747cm3 !


5 au 13 septembre 1953

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La 1063 de Rédélé/Moser n°110 dans l'épreuve de la course de côte de la Turbie au TDF 53

Après un repos bien mérité, il prend, le 3 septembre, le départ du Tour de France. Etonnement il semble ne pas souhaiter engager R.S.R. dans une grande épreuve, comme si cette voiture, à la face avant trop proche de la future Dauphine, ne devait pas être trop mise en valeur ? Affirmation de son attachement à la 4CV et à Renault ? Besoin de rester dans les bonnes grâces de la Régie ? Préparation d’une nouvelle stratégie en vue de l’arrivée imminente de la nouvelle venue (la future The Marquis) ? Ou tout simplement crainte d’une contre-performance ? Toujours est-il qu’associé à nouveau avec Moser, il s’engage cette fois sur une 4CV affaire toute neuve. Le règlement ayant évolué, il a décidé à la dernière minute de changer de monture, laissant sa vaillante 1063 au profit d’une 1062 toute neuve. Ainsi, il peut s’engager dans la catégorie ‘’voiture de série modifiée ou non’’. Bien lui en a pris, car cette nouvelle édition est bien plus sévère et exigeante que les précédentes. Pas moins de 5584 kilomètres à parcourir sur trois étapes, composées de trois courses de côtes, trois épreuves d’accélération et trois épreuves de vitesse sur circuit. Les abandons vont être nombreux et malgré une voiture en manque de rodage notre équipage va finir second de la classe derrière  Paul Condrillier. Sa 4cv 1062 a été particulièrement bien préparée et, ironie du sort, elle utilise pour l’occasion la boite 5 commercialisée depuis peu par Jean Rédélé…

La saison de courses se termine là, il est temps de s’occuper de l’avenir. Durant six mois  les tractations vont être nombreuses et diverses, pleines de promesses pour finalement n’aboutir sur rien…Mais il en faudra plus pour décourager notre homme.


1 et 2 mai 1954 :


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Pons et Rédélé vont prendre ensemble le départ des Mille Milles pour la 3ème fois consécutive.

Sans doute pour se ressourcer, mais aussi parce qu’il a un attachement tout particulier pour cette épreuve, Jean Rédélé sera le 1er mai 1954 associé à son ami Pons au départ des Mille Milles à bord d’une ‘’1063 usine’’. La Régie Renault a décidé d’engager officiellement cinq voitures et de confier à François Landon, le responsable du service courses, la mission de tout organiser au mieux pour obtenir une victoire. Afin de mettre toutes les chances de sont côté, ce dernier va jusqu’à organiser des reconnaissances du parcours avec pilotes et mécaniciens. Il n’hésite pas à engager également un équipage italien (Guarnieri: champion d’Italie 53 et concessionnaire Renault situé sur le parcours…et Brancalion).

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La voiture de Rédélé/Pons en route pour un nouvel exploit.

Rédélé/Pons se voient confier le châssis n°7  équipé à leur demande de la boîte 5 vitesses comme  l’est d’ailleurs le châssis n°3 de Manzon/Foulgoc. Les trois autres voitures vont utiliser des boîtes 4 vitesses. Pour l’occasion et peut-être pour la première fois, les 1063 sont équipées d’un réservoir supplémentaire à l’avant. A côté de ces 5 voitures officielles pas moins de 23 autres 4CV sont également engagées, mais aussi la BMS de Guy Michel et le coupé Autobleu. Au sein même des montures Renault la concurrence va être rude. A Pescara Rédélé/Pons mènent devant 4 autres 1063 à plus de 116km/h de moyenne ! Le classement ne va pas varier jusqu’à Rome. La remontée va se faire dans des conditions climatiques plus difficiles. Pluies et brouillards vont rendre la chaussée glissante et piégeuse sur une fin de parcours très rapide. Seulement 182 équipages sur 378 franchiront la ligne d’arrivée. Troisième participation à cette difficile épreuve, troisième victoire de classe et 66ème scratch pour notre équipage favori, une sacrée performance ! Succès complet pour Renault qui en plus de la victoire aligne sept 1063 aux sept premières places. La concurrence est ridiculisée et l’image de marque de la Régie est sublimée à tout jamais auprès de bon nombre d’Italiens.


8 au 14 juillet 1954 :


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Moment de répis pour la 1063 de Rédélé(n°22) dans ce 17ème Critérium des Alpes


Il faudra attendre le 8 juillet pour revoir notre équipage en compétition à l’occasion du 17ème Critérium des Alpes. Pilotes officiels, ils utilisent la 1063 châssis 66 pour défendre les couleurs de Renault dans cette terrible épreuve presque exclusivement de montagne : pas moins de 31 cols à franchir en 4 jours et 2 nuits pour un total de 3363 kilomètres. Voilà ce qui attend les 83 équipages au départ de Marseille pour la première étape dont l’arrivée est jugée à St Moritz. A Munich au terme de la seconde partie, un départ lancé de 1500 mètres à effectuer à plus de 110km/h attend les concurrents. Mission parfaitement accomplie pour les quatre 1063 usines. Le 11 juillet l’avant dernière épreuve du ‘’circuit des dolomites’’ consiste à parcourir 303 kilomètres de routes fermées à la moyenne de 65 km/h. A l’issu de cette épreuve, les 4 voitures d’usines sont toujours en course et Renault commence à rêver à un succès total. Le dernier tronçon est le plus difficile avec 1419 kilomètres à parcourir d’une seule traite et tout une série de cols ’’hors catégorie’’ (comme on dit dans le jargon cycliste) à franchir. A l’arrivée à Cannes, il ne reste plus que 11 équipages sans pénalité dont deux 1063 usines : celle de Lesur/Foulgoc et bien sur celle de Rédélé/Pons.


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Pons et Rédélé sont heureux de présenter la Coupe gagnée au 17ème Critérium des Alpes


Ainsi ces deux équipages reçoivent une Coupe. Car dans cette épreuve il n’y a pas de classement, seuls les équipages sans pénalité sont récompensés par une Coupe. Deuxième participation officielle de Renault pour la saison 54 et deuxième triomphe, les dirigeants de la Régie sont aux anges.


18 au 22 août 1954 :


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Le 18 août ils seront, toujours avec la même voiture, au départ du Liège Rome Liège. Pour cette édition, les organisateurs décident de créer une classe 750cm3 ce qui va inciter Renault à engager trois voitures confiées à Rédélé/Pons(châssis 66 n°58), Condrillier/Hebert(châssis 70 n°52), Lesur/Roque(châssis 3 n°88). La tâche va être d’autant moins facile pour nos trois équipages qu’ils vont devoir concourir dans l’unique catégorie Sport qui accepte aussi les tanks et tout autre prototype. Plutôt que de vous narrer cette formidable aventure, nous avons préféré vous joindre en annexe une vue de l’intérieur décrite par Jean Hebert le copilote de la voiture 52 qui nous replonge avec un réalisme à couper le souffle dans l’ambiance de l’époque.


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La 52 et la 58 viennent de passer ensemble la ligne d'arrivée du Liège-Rome-Liège


Toujours est-il qu’une fois la course terminée, le service publicité de Renault s’empare de cette éclatante victoire pour communiquer ainsi :

Après les Mille Milles et le Rallye des Alpes, la 4cv triomphe dans l’épreuve la plus dure du monde, le Liège-Rome-Liège : plus de 5000 kilomètres sans arrêt, sur les routes les plus difficiles d’Europe. 99 concurrents au départ, 33 à l’arrivée. La 4cv de Rédélé/Pons bat également toutes les voitures de la catégorie 750 à 1000cm3 et toutes les voitures de la catégorie 1000 à 1300 cm3.


3 au 12 septembre 1954 :

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Pons et Rédélé semblent être heureux de prendre le départ du Tour de France


Enfin ils vont clôturer leur saison de courses par le Tour de France. Quatrième épreuve inscrite au programme de la Régie, le Tour de France ne s’annonce pas en ce début septembre sous les meilleurs auspices, comme le déclare Landon au journal l’Equipe.

’’Nous ne sommes pas prêts comme nous aurions souhaité…Nous n’avons guère eu le temps de nous retourner. Nous cherchons avant tout la performance d’ensemble…Notre ‘’service compétitions’’ est un banc d’essai pour les constructions de la Régie et tous les usagers peuvent acheter les pièces et monter la même voiture que notre 1063.’’


Les quatre voitures engagées (les trois du L.R.L. où seul Hebert est remplacé par Faucher + Galtier/Michy châssis 67?) ont tout de même fait l’objet d’attentions toutes particulières. En plus des freins à tambours de Juvaquatre testés lors du L.R.L. les 1063 reçoivent un nouvel arbre à cames qui fera l’objet d’une commercialisation d’ici peu et une modification de fixation des amortisseurs arrière. Ainsi la Régie peut s’enorgueillir de mettre à la disposition de tous ses dernières améliorations tout en conservant, sous prétexte d’essais non validés, un avantage technique temporaire sur les ‘’clients privés’’. Une attitude que va faire sienne Jean Rédélé  quelques années plus tard… Dés la première étape longue de 2412 kilomètres pour aller de Nice à Brest la sélection va être sévère et on assiste à l’abandon de 41 équipages sur les 124 au départ. Dans la catégorie A, la lutte va se résumer à un duel entre les 1063 et les meilleures Alfa Roméo qui prennent d’emblée le dessus. A Brest lors du 300 mètres départ arrêté, Rédélé l’emporte largement et se remet en selle pour une victoire finale en prenant la deuxième place. La seconde étape de Brest à Nancy va permettre, après un chassé croisé, à l’équipage Rédélé/Pons de souffler d’un rien le ruban bleu de leader aux italiens Martignoni/Rabezzana sur Alfa Roméo.


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Rédélé/Pons accompagnés de Lesur/Roque franchissent le Col du Lautaret


La dernière étape va être beaucoup plus chaotique pour la n°17. Tout d’abord un gros accrochage va leur faire perdre 35 minutes à Bellegarde pour une réparation de fortune. Train arrière tordu, nos deux hommes parviennent tout de même dans les délais à Nice, ouf ! Dans la course de côte de la Turbie, Rédélé réalise un exploit, pulvérisant au passage de près de 4 secondes sa prestation de l’an passé, pour décrocher la seconde place au classement général. Tout va donc se jouer dans l’ultime épreuve des 100 kilomètres de Nice que va disputer Pons. Cette fois ci, il semble que les dieux ne soient pas avec eux. Tout d’abord au départ le 4 cylindre refuse de s’ébranler par la faute du contacteur de démarreur déficient. Avec dextérité Pons réussit rapidement à mettre en route en ‘’shuntant’’ les fils. Malheureusement la meute est partie sans l’attendre depuis une trentaine de secondes…qu’à cela ne tienne, au terme d’une course folle le voilà de retour aux premières places. Trop généreux dans l’attaque, c’est au 20ème tour qu’il perd tout espoir lorsqu’il dépose, à la sortie de l’épingle à cheveux du forum, délicatement, tout en douceur, pour un petit rien de trop, le flanc gauche de la 1063 sur une botte de paille ! Il parvient rapidement à remettre la voiture sur ses roues, mais 18 secondes viennent de s’écouler…et franchit la ligne, laissant échapper pour 1,4 points seulement la victoire finale au profit des Italiens.

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Epreuve finale : Pons à l'attaque pour combler son retard


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Epreuve finale: Pons va déposer la 1063 sur la botte de paille !

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Après 6041 kms, l'aile avant à peine cabossée, Pons et Rédélé peuvent enfin se détendre.



Ainsi pour 1954 Rédélé, toujours assisté de Pons, n’aura participé qu’à 4 épreuves. Cependant, il a franchi un pallier en devenant pilote officiel et exclusif pour la Régie. En lui apportant trois victoires et une seconde place, il vient définitivement de se créer une image de marque valorisante dont il saura jouer pour pousser plus avant ses ambitions. Voilà sans doute pourquoi le petit Coach qui va bientôt apparaître et dont il ignore encore presque l’existence, va  très rapidement, après sa sortie, être distribué par Renault. Sa carrière sportive  s’estompera au fur et à mesure que ses activités professionnelles augmenteront dans le groupe Escoffier. Il est temps pour Jean Rédélé de s’éloigner de la 4CV pour promouvoir une autre image plus jeune, plus légère et moderne de l’automobile. En cette fin d’année de grands changements se préparent avec l’arrivée imminente d’une part d’une nouvelle voiture transalpine, d’autre part d’un petit Coach imaginé par Gessalin et créé par les Frères Chappe. 1955 va devenir l’an 1 pour une toute nouvelle marque automobile : Alpine…

L'équipe Alpine-passion.com

 

 

Annexe :

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