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Berlinette Alpine toujours en production !

C’est en découvrant la nouvelle Berlinette A110 Solido au 1/43ème, cherchant en vain des points communs avec celle qui, portant le même nom, avait bercé notre enfance, que nous est venu l’impérieux besoin d’évoquer la genèse de la plus emblématique des mini-Alpine au 1/43ème. De conception « hors maison » avec un goût de déjà vu, cette nouvelle Solido là n’a plus le parfum d’une Solido, tout juste en porte-t-elle le nom. Combat d’arrière garde d’une génération en mal de points de repères ? Besoin irrésistible de devoir de mémoire ? Ou tout simplement envie de ressortir de nos cartons celle qui nous a fait tant rêver, histoire de partager un instant de bonheur entre générations…

 

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Le catalogue Solido de 1972 annonce clairement la couleur !

Apparue au catalogue de 1970, la Berlinette Alpine au 1/43ème, poursuit son bonhomme de chemin aujourd’hui encore. Etonnant ! Pourtant rien ne prédestinait cette miniature à une aussi longue carrière. Certes, si sa finition pouvait paraître comme un must à l’époque, il faut bien l’avouer, depuis les années 2000, elle souffrait d’une concurrence bien mieux armée. Son moule à bout de souffle, ses finitions d’un autre âge, même son prix (cheval de bataille lors du lancement) et les nombreux remaniements structurels de sa société, n’ont pas vraiment servi sa cause. Cependant elle garde aux yeux de ceux qui ont troqué leurs culottes courtes pour un Lewis-Strauss, voilà bon nombre de décennies, une tendresse toute particulière emprunte d’un brin de nostalgie. Son évocation rappelle au plus grand nombre, le temps béni des après-midi récréatives du jeudi. Pour les plus férus, collectionneurs dans l’âme, elle nous a permis d’utiliser sa base pour la décorer, grâce aux nouvelles planches de décalques, dans de multiples versions de course. Certains se sont même risqués à profondément modifier son aspect par l’adjonction de grosses ailes et autres spoilers ou pelles à tartes !

 

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Le catalogue de 1970 annonçant la sortie imminente de la Berlinette… 1300 !

Grâce à la fourniture du plan de l’A110 type 1600 par Alpine, l’étude du prototype est envisagée dès octobre 1969. Sans doute motivée par la récente performance de la Berlinette au Monté Carlo (3ème scratch pour la n°18), Solido boucle sa conception pendant le mois de mars 1970. Histoire de coller à l’actualité et de profiter de l’effet médiatique pour sa commercialisation, une A110 civile de présérie au vitrage jaune voit le jour rapidement sous la référence 181. Equipée de portes ouvrantes à l’habillage intérieur particulièrement fidèle, elle nous laisse découvrir son tableau de bord et ses jolis sièges baquets. Pour donner plus de réalisme encore à sa miniature, l’inventeur de la suspension, dote cette voiture d’un carrossage négatif des roues arrière du plus bel effet. Pour cela, il lui a suffi de plier légèrement en son milieu l’axe qui supporte les deux roues. Rangée dans une boite cartonnée vitrée jaune et rouge, sa couleur brun jaune de départ va vite laisser place à un plus classique bleu de France. En octobre 1970 apparaît officiellement, toujours sous la référence 181 au catalogue Solido, la Berlinette A110. Il s’agit de la version de présérie bleu de France sur laquelle Solido a posé les décorations de la n°18 de Nicolas/Roure au Monte-Carlo.

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La n°18 de Nicolas/Roure au R.M.C. 1970

Par souci d’économies, seul le côté gauche visible dans la boite est décoré. Pour le toit et l’autre côté, une planche de décalcomanies (réf. 131) est annexée. A charge pour l’acquéreur de procéder à sa pose. Cette planche de décorations sera par la suite reproduite sur le carnet n°112, laissant ainsi au retardataire la possibilité de combler un vide. Sans doute après épuisement du stock de présérie, sa couleur va évoluer vers un bleu foncé métal plus conforme à l’origine.

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La planche de décoration de rattrapage et le détail de l’aile mentionnant le nom de l’équipage.

1973 :

Il faudra attendre 1973, l’année de tous les succès chez Alpine, pour se voir proposer une nouvelle variante de la miniature. Pour célébrer le succès d’Alpine au Monte-Carlo, Solido réalise une nouvelle décoration (réf.178), qu’elle propose à ses clients dès la fin de l’année. Toujours affublée du n°18, des stickers du Monte-Carlo, de sa référence 181 et de sa boîte, elle se distingue tout de même de son ainée par l’année de la plaque rallye et le nom de l’équipage sur les ailes avant (Andruet/Biche). Peu lisible à l’époque déjà, cette variante se confond volontiers aujourd’hui avec sa précédente. Nul doute que désormais nos lecteurs avertis vont y regarder à deux fois, lorsqu’ils auront, au gré des bourses d’échanges, une des nombreuses et banales « 18 Solido » entre les mains ! Avec un peu de chance, trouveront-ils, abandonnée au fond du rayonnage des boutiques Renault, cette miniature (réf. Renault : 77 01 393 824) !

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La nouvelle N°18 d’Andruet/Biche au R.M.C. 1973 et le détail de l’aile en attestant.

Durant sa longue carrière l’Alpine-Solido va conserver globalement son aspect. Les différentes versions ne se distinguent les unes des autres, une fois privées de leur boite, que par de minimes différences classées en deux catégories : d’une part la carrosserie et d’autre part le châssis. Pour ce dernier, pas moins de sept conceptions vont se succéder.

Le premier châssis sera utilisé de 1970 à 1979. Son marquage extérieur laisse apparaître 3 mentions (Solido Made in France + Alpine Berlinette Tour de France + 1/43ème N°181 10/70), son intérieur noir ne possède ni trou de fixation, ni arceau de sécurité.

 

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Le premier châssis Solido avec ses trois pavés d’inscription. Notez l’aspect lisse du plancher.

1975/1976

En 1975 apparition d’un nouveau boitage orange Gam2 pour notre n°18. Au courant de l’année 76, sa robe bleue s’éclaircit et ses vitrages virent du jaune au blanc. Au passage elle perd ses longues portées et son petit téton de fixation intégré au pare-choc avant.

Nouveau boitage pour notre Alpine qui possède encore ses longues portées.

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A gauche le nouveau pare-choc sans téton de fixation. A droite la nouvelle A110 aux phares blancs.

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1977

Après sept ans de production, la n°18 cède sa place à une autre Berlinette du Monte-Carlo de 1976. Reconnaissable à sa livrée blanche, son n°24 et son exotique décoration (réf.290), cette « Défense Mondiale » conserve la référence 181. Elle finit sa carrière en 1981 sous la nomenclature 1181 dans une boite cartonnée noire portant l’ancienne inscription 181 !

 

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Une nouvelle décoration attrayante qui devrait pouvoir relancer les ventes.

1979

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Belle brochette de kits neufs en boites ! La couverture donne envie de se lancer dans la construction.

En avril, Solido décide d’étoffer sa gamme de Berlinettes, en proposant un kit comprenant une carrosserie brute non peinte, un châssis et tous les accessoires nécessaires au montage de la voiture. Pour agrémenter le tout, une planche de décalques permet à l’amateur de choisir parmi les trois versions celle qu’il va assembler.

- la n°98 de Alric/Nahon au RMC 1977 (11ème) :

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- la n°95 de Marquet/Paoletti au TDF 1972 (abandon) :

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- la n°73 de Hoepfner/Vanoni au TDF72 (2ème féminines) :

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Tout naturellement par souci d’économie, les collectionneurs du moment vont acquérir des A110 toutes montées (n°18 ou 24) pour les désosser entièrement, histoire de les repeindre à la bonne couleur et de se servir des deux planches de décoration non utilisée du kit.

 

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Présentation des pièces composant le kit (notez l’axe arrière en V). A droite la notice de montage.

D’autres, à postériori, se lanceront dans l’aventure sur des bases bien plus récentes. Ainsi aujourd’hui retrouve-t-on sur le marché toutes ces « bitza » souvent peu conformes à l’origine. En effet pour l’occasion, Solido inaugure un nouveau châssis, le second de la lignée des Berlinettes Solido. Si extérieurement rien ne le distingue du précédent, il n’en va pas de même de la face interne. Pour pouvoir installer l’arceau de sécurité qui équipe désormais la voiture, deux petits trous supplémentaires sont pratiqués dans le châssis. Enfin, pour ne pas confondre cette version de son aînée, une nouvelle référence 181A trouve définitivement place sur le plancher.

 

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De G.à D. 1er châssis puis celui du Kit (181A).-Le Kit(à G.), Version 91(à D.) : puits de fixation entre les sièges.

Il convient donc aujourd’hui de ne pas hésiter à ouvrir la porte pour s’assurer de la présence de ces deux modifications ! Pourtant parmi toutes ses « bitza », vous aurez peut-être la chance d’en trouver une qui n’en est point…Une petite série de kits de démonstration a été montée par Solido même ! Emballées dans la boîte vitrine cartonnée noire du moment, ces Berlinettes ont été utilisées par les représentants pour convaincre les magasins spécialisés de passer commande…

 

1980

Sur l’initiative d’un des tous premiers spécialistes de la miniature toujours en activité, la B.A.M. (Boutique Auto Moto), André-Marie Ruff étudie un transkit sur la base d’une A110 Solido. L’idée novatrice de proposer une Berlinette à « ailes larges », en kit pour en abaisser au maximum le prix, fera bien des émules par la suite et va permettre à AMR d’élargir sa gamme essentiellement composée de Porsche. Pour l’occasion, c’est l’équipage Larrousse et Delferrier, cinquième au Tour de Corse 1974, qui est choisi. Une seconde version du même équipage pour le TDC 75 est également disponible. Rangées dans un boîtage spécifique qui laisse apparaître la mention « avec le concours de Solido », ces deux Berlinettes, une fois assemblées, ont vraiment fière allure.

 

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Commercialisées sous la marque X et distribuées par la B.A.M. ces 2 kits ouvrent la voie à bien des variantes.

Autre initiative, celle de l’Alba, l’un des tous premiers clubs Alpine. En 1980 à Lyon-Bron il organise un rassemblement de Berlinettes qui aura pour but de réaliser avec toutes les A110 présentes un immense A. Pour l’occasion deux miniatures vont être proposées sur la base de l’incontournable Solido. C’est le magasin spécialisé Miniatures (créé en 1959 et toujours en activité) de Lyon qui va s’associer à ce club pour rendre l’opération financièrement possible. Jean Albin Bonnier, son fondateur, passe commande à Solido d’environ 400 voitures dont un certain nombre est réservé à l’Alba et se charge de la pose du sticker. Une blanche (tirée de la version Défense Mondiale) décorée sur les portières d’un carré noir, arborant le célèbre A et une version chromée voient le jour. C’est cette dernière, également décorée, qui sera proposée pour 35,00 Frs aux participants. Tandis que les spectateurs, à l’instar de notre documentaliste, pourront l’acquérir le jour même nue sans le sticker. Par la suite, Miniatures de Lyon va écouler avec succès le stock restant à travers ses clients, déplorant au passage le faible nombre de la version chromée livré par Solido. Ceci explique la rareté de cette version.

 

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Si la blanche reste la plus répandue, trouver la chromée avec son sticker relève de l’exploit.

 

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Les participants recevaient ce dossier, agrémenté de la rare chromée badgée.

1981

Solido vit une phase critique depuis sa fusion avec Heller. Le chiffre des ventes s’écroule, impossible dans ces conditions de résister financièrement. En mai, la société « Le Jouet Français » issu de cette union, dépose le bilan. Un mois plus tard, Emile Véron, le patron de Majorette, reprend la maison. Grâce à cette acquisition, Majorette devient le premier constructeur mondial de miniatures. En attendant, il faut redynamiser et concentrer l’ensemble de la production Solido. C’est dans ce contexte que deux nouvelles versions Alpine, toujours référencées 181, font leur apparition : l’une cuivrée, l’autre jaune claire pour le Club Renault Sport.

1983

Après 13 ans de bons et loyaux services, la Berlinette tire sa révérence et disparaît du catalogue Solido. Il faudra attendre 1992 pour la voir renaître de ses cendres. Cependant sa carrière n’en est par pour autant totalement éteinte, bien au contraire. Sa base va être utilisée par bon nombre d’acteurs du monde de la miniature pour combler le vide que crée cet arrêt de production. Les déclinaisons de courses possibles de cette mythique automobile sont innombrables et perdurent encore un quart de siècle plus tard ! C’est une petite société, Silhouette, proche de Solido qui reprend immédiatement le flambeau. Née de l’initiative de Jean-Paul Primard, technicien mouliste chez Solido, soutenu par trois associés, cette structure crée Top43, une marque de miniatures appuyée sur d’anciens modèles Solido. En effet Solido, qui avait lancé en 1981 la commercialisation de quelques voitures de courses à travers une nouvelle gamme dénommée Solido2, décide, suite à sa reprise par Majorette, de stopper cette commercialisation et cède en 1982 à Silhouette l’ensemble de cette production qui ne comporte aucune Alpine.

 

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Le catalogue Top 43 de 1982                                                                                 

Naturellement Silhouette souhaite rajouter l’A110 (réf. 904) à son catalogue. Pour faire du neuf avec du vieux, il suffit de changer la décoration et la couleur. C’est ainsi que naît la version victorieuse du Tour de Corse 1968, l’A110 n°58 d’Andruet et Gelin. Dans un souci de continuité, le boitage cartonné rouge Solido est conservé ainsi que la mention « édition limitée ». Seule la marque change pour devenir « Top43 ».

 

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Posée sur sa boite, cette Berlinette attend ses décorations en nous dévoilant ses dessous.

 

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Tout le charme désuet d’une vieille version, reprise(entre autres) par Trofeu dans un sublime coffret.

Ainsi Solido poursuit la fabrication de la Berlinette mais n’en n’assure plus la commercialisation. Afin de distinguer cette production de ses modèles précédents, Solido introduit un n°83 (pour l’année) sur la face extérieure du châssis : la troisième version de châssis, toujours sans puits de fixation vient de naître. Pour la petite histoire, Silhouette qui souffre d’un réel défaut de communication et malgré une reprise de la commercialisation de ses modèles par Cofradis, va sombrer dans l’oubli. Son instigateur crée la marque Sibur puis Aquavit conceptrice en 1996 des A106 et A108 de la série RN43 d’une certaine société Verem…

1986 /1987

Constituée en novembre 1984 à Rouvres située à quelques encablures d’Oullins (siège social de Solido), Verem introduit en 1987 la Berlinette dans sa gamme et n’aura de cesse d’en multiplier les versions. Souvent confondue avec Solido dont elle partage le même nouveau patron (Emile Véron) cette société n’en n’est pas moins à cette époque encore une entité indépendante, distribuée, comme Solido depuis 1981, par Majorette Distribution. Afin de ne pas embrouiller le propos, elle fera ultérieurement l’objet d’une étude détaillée.

1991

Passons à la célèbre Berlinette jaune capot noir mat n° 65 de Tchubrikov au RMC 71. Alors Solido ou Verem ? Bon allez, réponse de Dieppois : les deux mon général ! Apparue au catalogue Verem en 1989 (réf.733), elle se transforme en Solido suite à une importante commande de la Compagnie Européenne des Collectionneurs (C.E.C.) pour le lancement de sa collection « Bolides de Légende ».

 

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Bulletin d’abonnement publié dans de nombreuses revues automobiles.

Pour l’occasion, Solido fait évoluer à nouveau son châssis. Cette quatrième version est équipée d’un puits situé à ras du n°83 permettant la fixation de la miniature par une vis à un socle afin d’améliorer la protection du modèle au cours du transport. Au passage la date d’entrée en fabrication (10/70) disparaît et l’aspect du châssis devient granité. Le pavé  « Solido made in France » est coupé en deux. Quant aux jantes elles évoluent pour passer du coûteux zamac au banal plastique chromé.

 

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Preuve par l’image que cette A110, commercialisée dans une vulgaire boite est bien une Solido !

1992

Renaissance officielle de la Berlinette chez Solido alors que Majorette Distribution en perte de vitesse suite à la baisse de qualités des nouveaux modèles fabriqués depuis 1986 en Thaïlande est placée en liquidation judiciaire. Bleu métal, sans décoration, équipée de vitrage blanc, elle intègre la gamme Yesterday sous la référence 1803. Distribuée dans la boite vitrine de cette gamme elle utilise la 4ème version de châssis inaugurée pour la C.E.C. Dans la foulée une version course (réf. 1804) vient renforcer sa présence. Afin de limiter l’effort de recherche et d’investissement Solido ressort tout bêtement la n°18 d’Andruet/Biche !

 

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A gauche la version civile (réf. 1803). A droite la version de course (réf. 1804)

1993

L’arrivée d’un nouvel acquéreur, Idéal Loisirs, redonne à travers l’investissement un souffle nouveau au sein du groupe. Réorganisation de gamme oblige, désormais la n°18, identique à l’année précédente, est proposée dans la gamme Racing. Installée dans la boite vitrine de cette série, sa référence passe de 1804 à 1904.

Afin de soutenir la production, un certain nombre de promotionnels voient le jour. Deux nouvelles versions de l’A110 pour le Tour de France Auto 1993 apparaissent sous la même référence 1293. Elles vont être distribuées aux participants de cette célèbre épreuve sportive automobile. Si la première conserve la livrée bleue, l’autre sera peinte en jaune. Le reste du stock sera commercialisé par le magasin Atalante.

 

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Changement de référence pour la n°18.---Les deux promotionnels pour le TDF 1993.

1995

Infime modification de la n°18 (réf.1904) dont le boîtage utilise désormais un socle FRAM.

Enfin, afin de casser une idée reçue et confirmée par les propos de Bertrand Azema le spécialiste incontesté de l’histoire Solido, la référence 11595 pour Profil Automobile n’est ni une Solido, ni une Solido-Pub ! En réalité, ce magasin spécialisé, passe commande à Verem de 400 Berlinettes civiles (commande minimum acceptée) peintes pour moitié en rouge. L’autre moitié, jaune, servira de base pour la réalisation, avec l’aide de votre serviteur, d’un promotionnel pour le magazine Milles Miles.

 

1996/1999

En 1996, pour se diversifier dans le jouet, le groupe allemand de bureautique Triumph-Adler rachète Majorette. Au milieu de toute cette tourmente, la Berlinette poursuit son bonhomme de chemin. La mode est désormais à la distribution de miniatures à travers la presse. En 1999 Hachette, qui vient de lancer sa collection « un siècle d’automobile », sollicite Solido pour la fourniture d’une Berlinette. Solido reprend telle quelle sa Berlinette bleue, rajoute un n°7 (pour la 7ème voiture de la collection) sur le châssis et supprime la notion « Tour de France ». Délocalisation oblige c’est au Portugal qu’est produit ce 5ème châssis.

 

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Le cinquième châssis « made in Portugal »

Dans un même temps, toujours en 1999, notre Berlinette réapparaît dans la gamme Yesterday toujours sous la référence 1803. Cette fois elle arbore une robe rouge sans décoration et continue d’utiliser le 5ème châssis dans une version « made in France ». Ce sixième châssis est donc à nouveau produit en France.

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Nouvelle couleur et boitage restylé pour l’A110 réf.1803

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Retour dans l’hexagone pour la production de ce sixième châssis.

 

2007

En 2003, c’est le groupe jurassien du jouet Smoby qui rachète Majorette Toys. Placé lui-même en redressement judiciaire en octobre 2007, juste après l’apparition, contre vents et marées, d’une nouvelle Berlinette Solido : la n°22 du RMC 1971 d’Andruet/Vial, ultime version de l’Alpine Solido de 1970.

 

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Commercialisée dans la série Racing, la Berlinette arbore un bleu plus clair

Septième et ultime châssis désormais produit en Chine.

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Entre 2008 et 2010 de nombreuses péripéties juridico-financières vont encore secouer notre pauvre Berlinette avant que Solido ne retombe dans l’escarcelle de Smoby (rebaptisé Smoby Toys)…et renaisse de ses cendres…

L’équipe Alpine-Passion.Com

 

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